Ok
RECHERCHE
Vous êtes ici : Accueil > Thèmes oniriques > Sexualité > Comment se choisit-on ?
Comment se choisit-on ?

" Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es ". Les rapports humains semblent conditionnés par la confrontation de critères intrinsèques. Ils permettent, dans le meilleur des cas de retrouver un point de repère, un équilibre. Mais il peut arriver que nous attirions sans cesse les mêmes personnes, nous nous retrouvions toujours dans les mêmes situations pénibles, comme si nous les cherchions ou les provoquions...

La rencontre

Dans les histoires d’amour et d’amitié, la stabilité, l’équilibre sont obtenus grâce à l’autre, complémentaire ou identique.
2 cas peuvent être observés :

 on retrouve en lui/elle un trait de caractère, une attitude, un idéal que l’on retrouve également en soi. Ce comportement peut être qualifié de narcissique.
C’est le cas d’époux appartenant au même ordre professionnel, d’amis vivant la même passion...

 on remarque une complémentarité : on choisit son partenaire pour une qualité, un attribut qui nous manque et comblera un vide.
Nous croisons tous des grands avec des petits, des gros avec des maigres...

La quête

Chaque individu est unique. Cette diversité ne peut empêcher les rapprochements qui sont en tout premier lieu sociaux et culturels.
A cela s’ajoutent des affinités conscientes (valeurs, intérêts) et inconscientes (faits antérieurs familiaux ou autres).
Peut-on parler d’une forme de communication inconsciente qui participerait à la qualité de la relation avec l’autre ? Le cerveau, organe de réception et de communication, peut en tout état de cause percevoir des indices (détails gestuels, vestimentaires, verbaux...), qui, confrontés à l’expérience personnelle, superposés à un jugement de valeur, peut déduire une affinité potentielle.
Très rapidement, une personne est jugée sympathique ou antipathique. On ne sait l’expliquer : c’est ainsi. Et pourtant, dans le second cas, on trouvera chez l’autre une partie rejetée de notre personnalité, la similitude avec une ancienne relation détestée, ou la perception inconsciente d’un élément qu’on ne peut exprimer. Car l’autre, c’est l’alter ego : il porte en lui et me rappelle ce que je suis et ce que je ne suis pas !

Le couple

Partant du principe que l’énergie psychique est bisexuée, le psychanalyste Jung a développé la notion d’animus (notre part masculine) et d’anima (notre part féminine). Ces composantes psychiques opposées communiquent entre elles et peuvent s’affronter. Afin de vivre en harmonie avec soi, une acceptation et un accord entre les deux parties doivent être atteints.
Le couple symbolise la persona : c’est un mélange d’animus (l’un) et d’anima (l’autre), hétérogène ou homogène.
Lorsque l’homogénéité est obtenue le couple a le maximum de chance de durer.
Or l’évolution de la personnalité est telle que l’anima et l’animus s’expriment de façon différente et à des âges variables chez deux individus de sexe opposé. Il faut donc tenir compte de la maturité psychique de l’autre, de l’exploitation de ses composantes afin d’allier au mieux les spécificités amoureuses.
Deux névroses complémentaires peuvent également être à l’origine d’une union. Ainsi, il n’est pas rare d’observer un couple sado-masochiste, un extraverti et un introverti... Une sorte d’équilibre est atteint et peut durer, à moins qu’un des deux, par le biais d’une thérapie, ne liquide sa névrose, auquel cas le couple se séparera...

La répétition

Certaines personnes ont un don pour reproduire les mêmes schémas, inexorablement.
Tomber sans cesse sur les mêmes caractéristiques, c’est les rechercher... tentative inconsciente d’aboutir dans la résolution d’un conflit, d’un traumatisme non dépassé, en le revivant : c’est la névrose.
La rencontre amoureuse peut être faussée par le désir inconscient de retrouver une image paternelle ou maternelle, telles ces femmes qui ont le chic pour tomber amoureuses d’hommes mariés : l’autre n’est qu’un objet permettant d’assouvir un fantasme de séduction du père ou de la mère, comme dans l’Oedipe. La confrontation de la réalité sans atteinte du plaisir désiré n’entraîne que désillusion. Il y a alors séparation, puis reproduction sur quelqu’un d’autre, le même. La quête perpétuelle...
Ces personnes sont enfermées dans une spirale dont elles ne trouvent pas la sortie.
Il existe aussi le cas d’hommes ou de femmes qui recherchent des amitiés dans un but de soumission ou de rivalité avec l’autre. Il faut donc toujours analyser la vraie nature de la relation avec l’autre : que m’apporte-t-il ? que suis-je pour lui ?...

Le vécu, les contentements mais aussi les frustrations de l’enfance jouent donc un rôle crucial dans nos rapports avec autrui. Il faut s’y rapporter pour comprendre les mécanismes inconscients qui finissent par diriger nos choix et notre vie.
Mais déduire systématiquement ce qui construit nos relations " saines " n’amènerait qu’à intellectualiser une démarche qui se veut avant tout affective et émotionnelle. Heureusement, le coup de foudre entre deux êtres est toujours d’actualité !