Quels sont les signes qui peuvent nous amener à consulter ? Quels sont ceux qui doivent nous alerter sur le peu de sérieux du thérapeute ? Combien de temps ça dure ? Quand cela s’arrête-t-il ? Des réponses à toutes ces questions.
Les premiers signes
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La cure analytique peut débuter lorsque le patient, commence à se questionner sur la part qu’il occupe dans sa plainte et son mal-être. Autrement dit, le patient souffre, mais il veut en rechercher la cause profonde, savoir ce qui, dans son histoire, son entourage, son ressenti, provoque cet état particulier dont il a l’impression de ne pas sortir.
Ce ne sont donc pas les fous qui vont consulter un analyste, mais des gens parfois très ordinaires, enfermés dans une problématique (déprime, anorexie, divorce, deuil...). Le but étant de démonter les mécanismes qui font ce que nous sommes actuellement, confronter le souvenir d’aujourd’hui à la réalité d’hier, l’analyste, grâce à sa méthode heuristique (il nous guide pour que nous trouvions les clés du problème) va nous aider à prendre conscience des moindres arborescences de la toile d’araignée dans laquelle nous nous débattons, afin d’en sortir.
La force et l’intérêt de l’analyse est de pénétrer dans les strates les plus profondes de notre psychisme : notre inconscient. C’est une réelle aventure, parfois douloureuse, mais la libération et la vraie vie sont au rendez-vous !
Le déroulement
Cela peut paraître surprenant mais, remettre sa vie, son vécu, son " intimité " entre les mains et oreilles d’un tel thérapeute peut nous amener à le questionner sur sa pratique, l’organisation des séances, leur coût, la durée et l’appartenance à un courant analytique précis. Tout ceci, il ne faut pas hésiter à le lui demander dès le premier entretien (sans aller jusqu’aux diplômes... ce n’est pas ce qui garantit la qualité des analystes, issus de formations diverses), car il s’agit de la cure en elle-même. N’oublions pas que la profession n’est pas réglementée et que nombre de charlatans se disent psychanalystes sans avoir suivi la moindre formation et sans faire partie d’une société professionnelle que nous pouvons contacter pour nous assurer son appartenance.
La cure est longue, contraignante, mais petit à petit, nous pouvons sentir des progrès (ce que nous sommes venus chercher, ce que nous y trouvons...), et elle suit son cours, nous libérant de tous ces fardeaux, parfois insoupçonnés.
Y’a-t-il une fin ?
Certains veulent arrêter, jugent que ça stagne... pour s’apercevoir qu’ils s’empêchent d’atteindre et de liquider un problème plus profond.
Le psychanalyste doit, à l’aide d’interprétations, répondre à nos interrogations et nous montrer si nous formulons des résistances à la cure. En effet, une sorte de lutte intérieure préfère nous conforter dans notre état actuel, fait de souffrances, mais moindres que si nous soulevons la malle des souvenirs.
Une analyse se termine lorsque le patient s’est " repositionné " par rapport à son symptôme qui disparaît et lorsque le fameux transfert (on se met à actualiser sur le psy des désirs ou des situations inconscients, liés à notre propre passé) est liquidé et n’est plus opérant, modifiant le rapport analyste/analysant. Des rêves de fin d’analyse se présentent aussi. L’analyste et l’analysant se séparent alors quasi-naturellement, sans déchirure et sans notion de manque insoutenable. L’analysant est alors fin prêt pour mener sa vie seul et la réaliser sans contrainte, capable d’interpréter ses craintes, ses frustrations... l’analyse poursuivant ses effets au long cours.
Les limites de l’inacceptable
Faire confiance à son intuition, savoir comment on se sent avant, pendant et après les séances peut nous aider à nous positionner face au travail. Parfois, il suffit d’un certain bon sens pour démasquer des pratiques indignes d’un bon thérapeute.
Rien ne vient justifier une augmentation arbitraire du nombre de séances et de leur coût respectif, si ce n’est une réévaluation proportionnelle à l’accroissement du coût de la vie ou des revenus de l’analysant. Tout ceci doit être discuté et non imposé !
La règle conseille les célèbres 45 minutes.
Un psychanalyste se prenant pour un juge, édictant des règles de conduite et de morale sort du cadre professionnel. Il n’a pas à vous parler de sa vie (règle de neutralité) ! Pas d’invitation à des soirées, des dîners...
Il ne doit pas non plus tomber amoureux de ses analysantes, pratiquer des massages, vous hypnotiser ou faire de l’astrologie durant les séances !
La règle veut que l’analyste ne soit qu’un miroir reflétant l’analysant, lui montrant ce qu’il est intrinsèquement. A l’analyste et l’analysant de ne pas passer de l’autre côté !
Combien de temps ?
Freud réalisait des analyses en 6 mois, à raison de 3-4 séances hebdomadaires. Actuellement, en fonction des écoles d’analyste, la cure peut durer de 2 ans (analyse active et de courte durée) jusqu’à toute une vie (chez les lacaniens) en passant par 3-4 ans (chez les freudiens orthodoxes) ! Les différents courants s’entre-déchirent, mais un modernisme de la cure est souhaité par un public qui privilégie les analyses plus courtes, pour en revenir à des durées telles que Freud les pratiquait !
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